Comment sont nés les Haïkus ?

Avec Gabriel Bouty, sound designer, nous cherchions un moyen de s’exprimer librement tout en étant original dans le format. La contrainte d’une création hebdomadaire nous semblait parfaite, car elle nous impose d’aller droit au but et donc de créer une oeuvre plutôt instinctive, impulsive. Ce projet est également né de la frustration de ne pas pouvoir explorer des ambiances particulières ou sombres dans notre travail au quotidien, avec nos clients.

Quelles sont vos influences ?

Nous sommes tous les deux passionnés de science fiction sous toute ces formes ( livres, bandes dessinés, films) , cela se ressent certainement dans beaucoup de nos compositions.
La musique est également une source importante d’inspiration, on peut citer A mon tobin, Lorn, Plaid mais aussi beaucoup plus classique comme Debussy.

 

Comment travaillez-vous ?

C’est assez variable, soit Gabriel commence en créant un morceau et me l’envois, soit c’est moi qui démarre et lui propose une animation sur laquelle composer. Dans tous les cas, nous partageons une version pratiquement définitive entre nous. Pour ma part, même si je commence, je me base forcément sur un morceau musical déjà existant pour m’imprégner du rythme et de l’atmosphère.
L’obsession que le son et l’image doivent être en phase, que chaque élément visuel possède sa place au niveau sonore, est très présente dans nos échanges.

Quelle forme prendra l’exposition Haïkus in motion ?

Assis confortablement, vous pourrez naviguer dans une cinquantaine d’univers différents en regardant les créations qui seront diffusées aléatoirement. Des casques seront installés pour encore mieux vous transporter dans ces courtes oeuvres, à la fois sombres et abstraites.

 

Quel avenir voyez vous pour les Haïkus ?

Malheureusement, le projet est pour l’instant suspendu, faute de temps. Nous cherchons actuellement à adapter le format pour que cette série soit moins éprouvante et puisse cohabiter avec nos vies professionnelles. On vous tiens au courant.