Biborg, quand le motion design devient un terrain de jeu

L'agence de communication Biborg place l'expérimentation au centre de son activité ! Pour Motion Motion, Biborg s'associe au studio nantais de jeu vidéo Alkemi pour developper une oeuvre exclusive, ludique et interactive. En attendant le 19 mai pour découvrir cette oeuvre, ils nous parlent du process qui a amené à son développement.
 

 

Comment vous est venu l’idée de cette exposition ludique ?

Pour cette première participation, nous souhaitions tenir compte du contexte du festival : Nous voulions une oeuvre qui soit divertissante tout en restant accessible pour un public de tout âge. Ayant l'habitude d'intégrer de l'interactivité dans nos travaux, nous nous sommes naturellement orientés vers une installation avec laquelle le public pourrait jouer. Enfin, il nous semblait opportun que chaque motion designer de l'équipe mais aussi nos développeurs puissent contribuer au projet. Étant pour la plupart férus de jeux vidéo, l'idée de s'inspirer d’un jeu emblématique a rapidement coché tous ces critères.

 

Comment fonctionne le jeu ?

Le jeu nécessite la participation de deux joueurs qui se placent face à l'écran, en bas duquel se trouve un capteur de mouvement. Lors de la partie, chaque joueur utilise son bras pour contrôler la raquette et renvoyer la balle. Au fil du match, le terrain évolue à travers différents designs qui ont eux-mêmes une influence sur le cours du jeu...

 

L’expo s’inscrit dans la démarche de votre lab et de ce que vous avez pu faire pour l’INFRA. Pouvez-vous nous expliquer cette démarche ?

Nous sommes très attachés à la notion d'expérimentation. Chez nous, elle consiste à identifier des technologies qui ont un potentiel ou qui pourraient répondre à des besoins futurs de nos clients. Nous encourageons donc les initiatives visant à tester de outils innovants afin de se les approprier. Lorsque les contraintes d'une technologie sont identifiées, cela offre davantage de liberté à nos créatifs pour apporter des idées percutantes et novatrices. L'expérimentation est donc capital : il faut tester, retester encore et encore... L'intérêt d'un prototype est indéniable, nous avons des résultats immédiats en observant le comportement des utilisateurs en situation réelle. C'est la formule la plus convaincante.

 

Pour vous quel avenir a le motion design dans le milieu artistique?

Le motion design au service de l’oeuvre a de beaux jours devant lui. Il est aujourd’hui complètement intégré à la plupart des formes de performances artistiques, que ce soit sous forme de décor, de support vidéo-projeté, de personnage principal mappé sur n’importe quelle surface, de la plus petite à la plus monumentale. Son utilisation au théâtre, sur des scènes de danse, au cinéma, à l’opéra, en plein air, s’est largement démocratisée et l’immense quantité de styles et de possibilités techniques qui permettent d’en créer (2D, 3D, temps réel, pré-calculé, ...) permettent d’entrevoir assez clairement un avenir radieux et plein d’innovation pour cette discipline.

 

Alain Puget - Chief Technical Officer
Frédéric Paul - Studio Director & Partner
Matthieu Chiama - DA Motion Designer


Niark1, entre étrange et fantastique

Sébastien Féraut aka Niark1 nous transpose à travers ses oeuvres dans un univers fantasmagorique rempli de montres et autres créatures bizarres. Pour Motion Motion ces montres vont prendre vie de manière ludique dans une oeuvre interactive spécialement conçue pour le festival. Aujourd'hui il nous parle de ses inspirations !

 

 

D’où vous vient cet univers fantasmagorique qui vous caractérise?

J’ai toujours été très attiré par tout ce qui est étrange et fantastique, les monstres et autres créatures bizarres en particulier. Depuis mon enfance c’est un univers qui m’a toujours fasciné. Cela se ressent donc bien évidement dans mon travail.
J'ai toujours aussi préféré créer des personnages hétéroclites plutôt que d'essayer de représenter la réalité.

 

 

Quelles sont vos inspirations, vos références ?

C’est assez difficile d’énumérer toutes mes inspirations et références car il y en a beaucoup trop et il en arrive constamment de nouvelles.
Cependant on peut citer plusieurs courants artistiques majeurs tels que le cubisme , l’art abstrait, l’art figuratif libre etc… L’art populaire est bien évidemment une grande inspiration, l’art brut etc… Mais mes premières inspirations proviennent certainement d’illustrations des pochettes de disques que j’écoutais quand j’étais ado.
Il y a bien entendu aussi les films fantastiques et des monstres que je regardai quand j’étais gamin, les fanzines graphiques que je feuilletais aussi à l’époque. Les vieilles pubs et les cartoons retro.
La musique a aussi une grande influence sur ma manière de produire des images. Bref tout peut devenir d’une certaine manière une source d’inspiration.
De plus avec internet, on a accès à une quantité phénoménale d’images. Parfois je me balade pendant des heures sur le web à fouiller et découvrir par hasard des visuels et autres images.

 

 

Vos oeuvres ont été exposées à de nombreuses reprises, mais elles prennent vie pour la première fois pour Motion Motion sous une forme ludique et interactive. Qu’est ce que cela vous fait de voir votre imaginaire s’animer ?

J’ai déjà eu l’occasion de voir mes visuels s’animer, en particulier ceux que j’avais réalisé pour la dernière tournée de concerts de Pharrell Williams pour animer les écrans en fond de scène.
J'ai aussi eu l'occasion de collaborer sur des projets de réalité augmenté avec certaines de mes illustrations.
C’est toujours très satisfaisant de voir s'animer mes visuels.
J’aimerai dans le futur pouvoir vraiment bosser sur un projet d’animation un peu plus conséquent avec pourquoi pas un scénario, une ambiance avec un décor etc..

 

 

Sur quoi d’autre travaillez vous en ce moment?

Toujours plein de projets à la fois. Que ce soit pour des projets personnels, pour des expositions ou des collaborations avec des marques.
Sinon en ce moment je dessine pas mal et fait aussi de la peinture quand je ne suis pas derrière mon ordi.


20syl, quand la musique devient un langage visuel et la lettre une mélodie

Sylvain Richard alias 20Syl a su depuis longtemps imposer son univers musical unique. Co-créateur du label On And On Records, des groupes Alltta, Hocus Pocus, C2C, il sera sur la scène de Motion Motion le 19 mai avec un set unique en collaboration avec le collectif Nope. alliant mélodies italiques et rythmes gras à des graphismes groovy aux traits dansants. Entretien !
 

 

Comment est née cette collaboration ?

20syl : On est en contact depuis un moment avec l’équipe de Doze Studio, ils avaient notamment bossé sur le clip de « Kodama » et ils m’avaient déjà sollicité pour la première édition du festival motion motion, ça n’avait pas pu se faire car j’étais en tournée avec AllttA.

Nope. :  Nous nous connaissons depuis quelques années maintenant, l'univers musical de 20syl se prête parfaitement à une création graphique riche et il possède déjà une identité visuelle très forte. Il paraissait évident de réunir tout les membres de Nope pour lui proposer cette performance unique.
 

 

Quelles ont été vos inspirations pour créer cette oeuvre musicale unique qu’est Vingt six ?

20syl : L’idée du langage, du signe musical comme pictural nous a tout de suite parlé. C’est un élément fondamental du graphisme et du motion design et l’idée de l’alphabet nous permet d’avoir un cadre assez limité et un scénario préétabli. Ca permet d’avoir une certaine efficacité dans le travail qu’on a à développer pour cette création.

Nope. : Le concept de  Vingt Six nous permettait d'avoir des interprétations graphiques assez variées, ce qui correspond très bien à ce type de projet à plusieurs mains. De plus, les motion designers de chez nope sont tous friands de typographie, une discipline au cœur de notre métier.

 

Pouvez vous expliquer le process créatif établi pour créer ces 26 animations ?

Nous avons réduit les contraintes au maximum, l'idée était juste de partir avec un cadre commun. Une charte graphique, un nuancier et surtout des sons riches sur lesquelles s'amuser artistiquement.
 


 

20syl, vous alliez souvent des visuels forts à vos lives. Pourquoi est-ce important pour vous d’accompagner votre musique par une expérience visuelle forte ?

Pour moi le son est indissociable du visuel, mes compositions m’évoquent souvent des images mentales que je m’efforce de concrétiser soit dans les clips soit dans la scénographie qu’on met en place sur les différents projets. Je fais en sorte que les images ne soient pas gratuites, la forme doit servir l’émotion et l’énergie.
 
https://www.youtube.com/watch?v=hV-oTQMWJ-U
 

Quels sont vos prochains projets ?

20syl : Je prépare un projet solo pour faire suite à mes deux EPs Motifs I & II ainsi que des nouveaux titres avec mon duo AllttA.

Nope. : Nous travaillons depuis quelque temps sur un court-métrage commun, basé sur un courrier écrit lors de la 2nde guerre mondiale. Une fois de plus, nous tentons de réunir tous les styles graphiques présent au sein du collectif.
 


Olivier Ratsi, vers une porte dématérialisée d’un espace tridimensionnel

Le travail d'Olivier Ratsi se base sur l’expérience de la réalité et de ses représentations ainsi que sur la perception de l’espace, amenant le spectateur à se questionner sur sa propre interprétation du réèl. Aujourd'hui il nous présente son oeuvre DELT qui sera exposée le 19 mai prochain au festival Motion Motion.

 

 

DELT, comme beaucoup de vos oeuvres, repose sur la perception du temps et de l’espace. Pourquoi cette notion revient-elle souvent dans votre travail ?

Simplement parce que mon travail consiste en un questionnement continu de ces notions. A partir du moment où je me pose des questions sur notre environnement et notre relation par rapport à celui-ci, je tente de fournir des pistes de réponses. Le jour où je passerai à autre chose, c’est probablement que j'aurai fait le tour de la question pour ainsi dire!
 

 

Que représente pour vous le symbole  ?

DELT est la quatrième lettre de l'alphabet grec. C'est un symbole qui existe depuis la nuit des temps, il tire son origine d'une lettre dans l’alphabet phénicien signifiant "porte". Je trouve ce symbole en adéquation avec ce que je veux suggérer dans cette oeuvre : une porte ouvrant sur d’éventuels univers ou dimensions cachées.
 

 

De manière générale, qu’est-ce qui inspire vos oeuvres ?

Mon rapport à l’espace et au temps a toujours été source d’interrogation. J’ai toujours eu une profonde admiration envers certaines personnes comme Enstein, Newton ou Muybridge qui ont contribué à faire avancer la perception de notre monde. D’une manière générale en ce qui concerne le fond de mon travail, les scientifiques et les grands inventeurs de l’histoire sont mes sources d’inspiration.
 

 

Quels sont vos prochains projets d’exposition ?

Shape, une installation anamorphique composée de grands polygones noirs qui flottent dans l’espace sera exposée au Festival ]interstice[ à Caen du 9 au 20 mai.
J’expose une sculpture à la galerie Puerta Roja à partir du 10 mai à Hong-Kong, et je participe aussi à une exposition d’art cinétique Moving Beauty à Shanghai à partir du 15 juin où seront présenté des artistes comme MORELLET, CRUZ-DIEZ, PE LANG, SOTO, VASARELY, ZIMOUN pour n’en citer que quelques uns …


Dampa, duo émergent entre électronique et hip-hop

Dampa, formé par le duo électronique hip-hop Victor & Angéline, créent un dialogue contrasté entre synthés analogiques et textes incisifs. Le 19 mai ils proposeront une performance unique basé sur l'improvisation avec l'artiste visuel Malo Lacroix. Aujourd'hui ils nous racontent ce qui les inspire !

 

 

Comment est né votre duo ?

On a commencé par faire du son ensemble quand on avait 15 ans. On utilisait Garage Band et le micro de l’ordi pour reprendre des morceau d’Erykah Badu. Victor de son coté s’est ensuite plongé dans la production musicale à Bordeaux pendant que j’évoluais dans plusieurs projets Live à Nantes. On s’est retrouvé quelques années plus tard avec l’envie de monter un projet sérieux.

 

 

Votre musique allie musique électronique et hip-hop. Quelles sont vos inspirations ?

Un de nos plus grand enjeux a été de trouver notre identité car nous sommes inspirés par énormément de styles différents : nous adorons écouter Radiohead, James Blake, Jon Hopkins comme nous adorons écouter Cardi-B., Little Simz, ou encore King Tee…
Victor puise également beaucoup son inspiration dans sa propre pratique musicale quotidienne, alors que je suis plus à la recherche de nouveautés…Mais en général c’est surtout de l’expérimentation qu’on tire nos idées.

 

 

Comment comptez vous allier votre musique aux visuels quasi organiques de Malo en pure improvisations ?

Difficile de préparer une improvisation.. Ce qui est assez excitant c’est d’imaginer qu’un univers va se créer de façon spontanée entre nous 3. Je crois que nous serons aussi surpris que le public, et c’est ce qui fait la force de ce projet.
Evidemment cela sera très différent de notre set live, et c’est ce que nous recherchons pour l’occasion : une sorte de lâcher prise, où on se laissera guidé par Malo, et vice-versa. Un vrai dialogue enfait.

 


 

Vous venez de sortir d’une semaine de résidence intense, et vous allez figurer parmis les 33 artistes Inouis2018 aux Printemps de Bourges prochain, c’est un bel avenir qui se profile. Quels sont vos futurs projets ?

Il est vrai qu’en à peine 4 mois les choses se sont intensifiés et ce sans sortir un seul track… Jouer pour Yves Saint Laurent, travailler au chantier des Francos, et être pris à Bourges sont des superbes étapes pour nous, mais ce n’est qu’un début.
Nous prévoyons de sortir un EP pour Septembre, et surtout un premier single début Mai appelé Crises. Il sera illustré par un super clip réalisé par Mathieu Renoult à Montreal.

 


De la Romance, entre pop et expérimentation

Vincent Girault (aka De la Romance) propose une musique électro en apesanteur, où beats électroniques et instruments organiques s’enlacent avec sensualité, comme un pont naturel entre pop et expérimentations. Il sera le 19 mai prochain en première partie au festival Motion Motion accompagné par les créations graphiques du studio Yodog. Aujourd'hui il répond à nos questions.

https://www.youtube.com/watch?v=mTRFIhPcBFA

 

Comment est née cette collaboration ? 

La collaboration avec le studio Yodog a démarré par une amitié interposée. Très rapidement, en plus de partager des moments de détentes et virées nocturnes, nous avons échangés sur des terrains professionnels.
Yodog avait réalisé le clip de « Supernova » pour mon ancien groupe The Electronic Conspiracy. Ensuite, ils avaient travaillé sur le clip de «A Secret World », cette fois-ci pour De La Romance.

https://www.youtube.com/watch?v=wAlKlgUwyxo

Et j’attendais le bon moment pour les faire travailler sur la création de mon « VJing », les images projetées en fond de scène. Et je dois dire qu’ils m’ont vraiment gâté sur ce coup-là. À côté de ça, je travaille régulièrement avec eux sur des créations de musiques originales et du sound design pour leurs clients.

 

Votre musique allie beats électroniques et instruments organiques, quelles ont été vos inspirations pour votre album Dreamers ? 

Surtout l’envie de créer une musique libre de toute contrainte, une musique qui jaillirait de manière très spontanée, au fil de la composition, sans se donner trop de directions pré-établies. Cet album est davantage électronique qu’auparavant, j’aime expérimenter des choses avec les machines, les pousser dans leur retranchement, leur donner une singularité par l’utilisation de pédales d’effets, ou encore en doublant les mélodies synthétiques par des instruments acoustiques, je trouve que cela apporte une personnalité davantage marquée et un côté organique qui me fascine.
Pour donner quelques grands noms qui m’ont marqué pendant l’élaboration de cet album, je citerai Moderat et Jamie xx.

 

Sinon, j’ai quand même été désireux de composer et d’enregistrer du piano et du cymbalum (instrument à cordes roumain), j’aime tant l’apport de cet instrument dans un univers electro (cf: Grandbrothers, Nils Frahm, Aufgang …)

 

Quel univers graphique avez vous choisi pour accompagner le live ? 

Honnêtement, j’ai quasi donné carte blanche aux Yodog. Je leur avait quand même préparé une tracklisting avec des indications plus ou moins précises, et quelques mood et suggestions d’univers ou de mots clés ou encore des transitions qui me semblaient importantes à appuyer. De manière générale, j’avais envie d’un parti pris assez electro, avec du motion design plutôt que de la video à proprement parler.
Je leur suis tellement reconnaissant de ce bel apport élégant et personnalisé, sans quoi je me sentirais tout nu derrière mes machines ;) Encore merci à eux !

 

 

Quels sont vos prochains projets ?

Nous avons le projet de déménager ensemble dans de nouveaux locaux, une fameuse « Tour Yodog », où je serai au rez-de-chaussé et eux tout en haut. Sinon, il y a mon album « Dreamers » qui sort le 24 août chez Hold On Music, d’ici-là je prépare de nouveaux clips, sûrement quelques nouveaux tracks, mais surtout, j’aimerai profiter de la vie ! On a tellement tendance à ne penser sa vie qu’à travers son travail … Des voyages, de l’amour et des amitiés.

https://www.youtube.com/watch?v=FKxeAnyuulc


Bob59, super flip et rapid motion

Entre comics et art urbain, BOB 59 est le super-vandal. Ses aventures seront présentées sous forme de flip books infinis le 19 mai prochain lors du festival Motion Motion. Aujourd'hui son créateur répond à nos questions et nous en dit plus sur ce personnage rebelle.

 

 

BOB 59 est décrit comme le super-héros graffeur. Qu’est-ce qui vous a inspiré ce personnage ?

Bob vient du premier tag innocent qu'on a tous pu faire sur les tables d’école ou dans nos cahiers de texte, 59 pour rappeler ma région, Lille. Superhero pour parler du coté mystérieux des acteurs du graffiti. Bob est la signature de mes personnages. La signature la plus basique possible, car j’essaie de me concentrer plus sur l'action et je cherchais aussi un nom auquel tout le monde pourrait s'identifier.

 

Vous animez vos personnages à travers des flipbook. Pourquoi est-ce important de leur donner vie ?

J'ai toujours beaucoup aimé l'animation, voir les dessins s'animer m'a toujours passionné. Ce qui me plait dans le graffiti, c'est le mélange d'action et de dessin. Je pense retrouver ces deux éléments dans le dessin animé. J'aime ensuite mélanger le fantasme lié au graffiti et la réalité.

 

 

Vous racontez les aventures de celui que vous appelez Super Vandal à travers votre instagram, vos flipbooks et vos graffitis. Quels sont vos prochains projets pour Bob59 ?

J'ai crée cette idée de Super-vandal à partir de la réflexion "comment imagines-tu ton vandale préféré. Ce qui a donné suite à de multiples réponses que j'ai mises en image, des traductions liées à des super pouvoirs, des mélanges de super héros aux capacités surhumaines comme la vitesse, le pouvoir de voler, d'aller plus vite que Flash. Toute ces capacités qui font de toi un super-vandal inattrapable par la police, invisible et qui laisse au public toutes ces questions comme :"Mais comment font-ils pour aller sur les toits ? ", "Pourquoi font-ils cela".  J’essaie de trouver des réponses positives et amusantes.

 

Considérez -vous que le graffiti est une discipline proche du motion design, littéralement traduit par graphisme en mouvement ?

Quand on prend un graffiti en photo on ne voit que le style du graff, qui déjà par ses formes et ses couleurs cherche a montrer une dynamique ou du mouvement... Si on le prend en vidéo, on se rend compte qu'il prend place dans un environnement. Les gens passent devant, les voitures... si on filme la personne qui peint on peut voir une chorégraphies, une gestuelle, une action. Si on filme un train ou ou camion qui se déplace le graffiti devient vivant. Il y a donc bien de l'animation et de la vie dans le graffiti.

En attendant le 19 mai, retrouver Bob59 sur instagram: @303sosntm ou sur son site : 4letters.fr